Lycée Le Rebours



Léonard de Vinci

Antoine Bourjault, Clément Bioy


Plan

Introduction

L'ingénieur

L'artiste

Conclusion

Bibliographie


Introduction


L'enfant de Vinci fut-il un extra-terrestre ? Pour son époque, sans nul doute. Sur les milliers d'expériences, de pages de réflexion, de dessins techniques qu'il laissa, finalement bien peu étaient connus de son vivant. Botanique, astronomie, physique, anatomie, mécanique, géométrie, chimie : l'un des plus vifs esprits de la Renaissance s 'épuisa à penser, à imaginer, à rêver, à tenter de comprendre. Du char blindé au moulin à eau, de l'hélicoptère aux bidules les plus divers, son univers est celui des projets. Paradoxe. Malgré le peu d'influence sur les penseurs de son temps, Léonard, le surdoué, est la figure emblèmatique de ce que l'on nomme le génie de la Renaissance.

Le Toscan est une belle machine à raconter son temps. La diversité de son labeur livre un témoignage sans égal de ce que fut le passage de la science antique à celle de notre époque.

Les idées sur les forces, la cause et l'effet, l'expérience, l'abstraction mathématique et l'abandon progressif des dogmes tellement critiquée par certains scolastiques sont chez Léonard en germes. Ce dernier annonce les systèmes du monde de Galilée et le sprincipes mathématiques de Newton.

A la veille des grandes révolutions, il annonce la science expérimentale.


L'ingénieur


Le génie militaire

Lors du siège de Florence par les troupes pontificales en 1470, il étudie des projets d'armes. Il conçoit une bombarde qui ne recule pas et a l'idée d'une mitrailleuse. Il monte en 3 rangées sur un tambour à section triangulaire 33 futs de canons légers, dont 11 peuvent tirer à la fois. Malheureusement la paix revient avant qu'il ait pu réaliser ses inventions.

D'autres projets auront le même sort et ne dépasseront pas le stade du dessin technique soigneux. A une époque où seul compte le savoir livresque, on manque trop de sens pratique pour apprécier l'ingénieur. Léonard sera toujours considéré comme manquant de culture et ne recevra jamais des Grands tous les encouragements qu'il mérite.

Quand, à 30 ans, il décide de tenter fortune à Milan il s'offre comme ingénieur militaire. Il prétend construire toutes sortes d'engins de geurre et effectuer des travaux de génie. Il est question de ponts légers, démontables, très faciles à transporter, véritables précurseurs des ponts Bailey de la 2de guerre mondiale. Pour venir à bout des places fortes, il suggère de percer des tunnels et de miner les endroits stratégiques. Il a aussi l'idée de détourner des cours d'eau pour battre en brèche les fondations.

Il soumet le dessin d'une boule " qui roule toute seule et jette des gerbes de flammes longues de 6 brasses ". Avait-il découvert la fusée ? Un autre projectile, espèce de bombe à gaz remplie de poudre, de soufre etde balles, est censé exploser " dans un laps de temps qui ne dure pas plus qu'un Ave Maria ".

Il soumet encore les plans du premier char d'assaut. C'est une espèce de tourelle conique sur roues munie de trous pour laisser passer la gueule des canons. Il est mis en marche à la main par un système de manivelles. Il imagine aussi une bombarde qui se charge par la culasse et un canon à vapeur qui devait faire grand fracas. Ce n'est cependant que 20 ans plus tard qu'il aura la chance de mettre à profit ses connaissances. En 1502 il passe au service de César Borgia comme ingénieur général. Mais l'année suivante il est déjà de retour à Florence.

L'urbaniste

En 1490 il s'interesse aux problèmes d'urbanisme. La cité de ses rêves se compose de deux villes superposées : une haute ville pour la noblesse et une ville basse pour le peuple. Une cité futuriste avec ses édifices à des niveaux différents et ses rues superposées.

Mécanique

Il projette un traité de résistance des matériaux. Il aborde la mécanique. Il se demande qu'elle est la cause de la nature de cette force qui produit le mouvement. Ses travaux pratiques laissent entrevoir les notions d'inertie, de rendement, de frottement, de centre de gravité et d'équilibre.

Il fait des essais sur la chute des corps et la courbe qu'il trace des distances parcourues en fonction du temps constitue la première tentative de représentation d'une expérience scientifique. Il émaille ses textes de considérations philosophiques. Ainsi il écrit que la force est engendrée par la profusion ou le besoin, qu'elle naît de la violence.. On est encore loin de la précision mathématique.

Hydraulique

Il écrit un traité " sur le mouvement et la mesure de l'eau ". Il invente de sinstruments pour mesurer la vitesse des courants et étudie des tourbillons. Il construit dragues et grues.

Air

Le mystère du vol des oiseaux l'intrigue. Il se rend compte du rôle du centre de gravité et du centre de poussées. Il construit une sorte de planeur aux ailes articulées et projette d'effectuer un essai sur le Monte Cecero. La tentative eut-elle lieu ? ^

Les marais pontins

Il étudie l'assèchement des marais pontins. Il propose de régulariser les cours d'eau, de redreser les méandres de façon à augmenter la vitesse de l'eau. Le projet n'est pas réalisé.


L'artiste


L'oeuvre peinte de Léonard constitue un des cas le splus difficiles de l'histoire de l'art. L'originalité et le rayonnement sont manifestes. En 1469 son père le confie à Verrochio qui lui enseigne la sculpture et la peinture. Dès 1472, il est inscrit sur le registre des peintres florentins. Les peintures de cette époque (comme l'Annonciation) montrent combien la subtilité florentine ont marqué le jeune artiste. En 1482, Léonard part à Milan auprès de Ludovic le More qui lui commande une statue équestre colossale qui ne sera jamais fondue. Dans le tableau " la vierge aux rochers " il atteint cette transfiguration du sujet par la lumière diffuse qui est l'une de se spréoccupations. En 1496-1498 il peint " la cène " avec une ordonnance absolument régulière et symétrique.

Peu d'oeuvres de Léonard sont publiées à l'exception d'un traité sur la peinture édité en 1651. En 1499 il se rend à Mantoue puis revient à Florence où il réalise des oeuvres qui auront un retentissement général. La sainte Anne, la Joconde, la bataille d'Anghiau. Il apporte une conclusion géniale aux recherches de son siècle, confirmant en peinture la conquête du clair-obscur. Ses dessins possèdent une précision scinetifique et une puissance visionnaire inégalée. Léonard peint à la commande. Il ne la devance pas.


Conclusion


Léonard n'est pas le précurseur universel qu'on a parfois montré. Il se passionne plus pour les recherches que pour les réalisations et c'est à tort qu'on le crédite d'une foule d'inventions. Son apport essentiel est une approche nouvelle de la connaissance qui ouvre la voie à la démarche scientifique.


Bibliographie


Quid

Encyclopédie Universalis

Dictionnaire Larousse

Que sais-je sur la Renaissance