Lycée Le Rebours



Paris 13ème

Vincent Yvars, Grégory Salgues.

INTRODUCTION

LE XIIIe arrondissement est né le 1 er Janvier 1860, en application de la loi du 16 Juin 1859, qui a décidé d'annexer à Paris tous les territoires compris entre la barrière des fermiers généraux et les fortifications construites sous Louis-Philippe et de diviser la capitale en vingt arrondissements et quatre vingts quartiers.

Cet arrondissement, dit des Gobelins, composé des quartiers de la Salpétrière, de la Gare, de la maison Blanche et de Croulebarbe, a été constitué par une fraction de l'ancien XIIe arrondissement et des territoires pris aux communes d'Ivry et de Gentilly.

A l'image de Paris, le XIIIe est digne de posséder un emblème. Il symbolise son glorieux passé et son activité moderne.

La légende exacte est : " D'azur à la fleur de lys d'or entourée d'une cordelière tressée de G. Sur le haut du blason, au centre se situe une mitre entourée de deux roues d'engrenage, le tout d'or. Le tout supporté par deux castors, souligné par la devise " Par le travail, je deviens artiste ". La fleur de lys symbolisant la Manufacture des Gobelins, domaine royal, le G en cordelière est la copie de celui qui sert encore de chronogramme aux tapisseries des Gobelins, la mitre le symbole du bailli de St-Marcel, les roues d'engrenage rappellent le caractère industriel de l'arrondissement, en' les castors symbolisent la Bièvre.

Ainsi de nos jours encore, certains quartiers de l'arrondissement méritent d'être étudiés alors que d'autres récemment apparus restent à découvrir.

En 1990, le XIIIe arrondissement comptait 171 269 habitants. La démographie du quartier a légèrement augmentée, puisqu'en 1982, il comptait seulement 170 818 individus. Ce qui équivaut à une ville de la taille de TOULON.

En 1995 171 083 habitants peuplaient l'arrondissement qui se divise en 4 parties : le quartier de la Salpétrière avec 18 707 habitants, le quartier de la Gare avec 70 121 habitants, le quartier Maison Blanche avec 62 288 habitants et celui de Croulebarbe avec 19 967 habitants.

Le XIIIe est un des rares arrondissements qui voit sa population augmenter. En effet, hormis les arrondissements de la périphérie de la capitale, la population de Paris baisse. L'arrondissement couvre 8,23 % de la superficie de la capitale, soit 714,6 hectares, découpé de la façon suivante, La Salpétrière avec 118,2 ha, La Gare 304,3 ha, Maison Blanche 222,9 ha, Croulebarbe 69,2 ha.

Il se situe à 48º 50' de latitude nord, ce qui équivaut à la ville de Vancouver, au Canada. Sa longitude est de 2º 20' à l'est du méridien de Greenwich. Son antipode se situe quelque part dans les eaux du Pacifique Sud, au sud-est de la Nouvelle Zélande, à proximité des îles... Antipodes. La géologie est composée surtout de calcaire grossier et de salpètre.


LE QUARTIER DE LA SALPETRIERE


Il compte 18 707 habitants. Il est cerné au sud par le boulevard Vincent Auriol, à l'est par la Seine, à l'ouest par l'avenue des Gobelins, et au nord par le boulevard St Marcel, et le boulevard de l'hôpital.

Sa superficie est de 118, 2 hectares. Il se caractérise surtout par l'implantation dans ce secteur du XIIIe, de la gare d'Austerlitz et du groupe hospitalier composé de la Salpétrière et de la Pitié.

La gare d'Austerlitz compte en 1994, 9 540 000 passagers. Traversé en son milieu par le boulevard de l'Hopital débutant à la place d'Italie pour finir sur les bords de Seine se dernier compte. avec une certaine animation due aux commerces jalonnant son parcours. En outre, les. étudiants composant l'ensemble universitaire de la Salpétrière viennent ajouter à l'animation du quartier, par des librairies ou des commerces qui leur sont propres à leur activité.

Nous ne pouvons pas ignorer le coté culturel de ce secteur, avec la Mairie du XIIIe arrondissement, et le groupe de la Salpétrière.

LA MAIRIE DU XIIIe ARRONDISSEMENT

La Mairie du XIIIe est située au 1 Place d'Italie, ainsi baptisée grâce à la glorieuse bataille du Maréchal De Juin contre les Italiens, entre novembre 1943 et juillet 1944. Sa construction fut réalisée en deux temps. Le premier projet de construction d'un bâtiment municipal fut présenté au Baron Hausman en 1869 par l'architecte Paul-Emile Bonnet. Il fut accepté deux plus tard. La consolidation du sous-sol, truffé de carrières demanda beaucoup de temps. A ce moment là, la Mairie de Paris décida de stopper les travaux. La construction repris en 1873, mais en tenant compte de modifications des plans du bâtiment. L'architecte programma pour une seconde phase les bâtiments qui donneraient sur l'actuelle rue Philippe de Champaigne. En 1877, l'espace s'avéra trop exigu.

Après la mort en 1881 de Paul-Emile Bonnet, son successeur fut chargé des travaux d'agrandissement de l'aile Philippe de Champaigne. Actuellement la Mairie est de forme irrégulière, mesurant 1600 m2, les bâtiments couvrant 900 m2 au sol et les cours 700 m2.

La façade légèrement dissymétrique tient compte de la courbe du dénivelé de la place. En raison des techniques de construction employées, très économiques, le montant des travaux ne s'élève qu'à 980 000 de Francs dont 530 000 pour la maçonnerie.

LA SALPETRIERE

Situé au croisement du Boulevard St-Marcel et de celui de l'Hopital se dresse un groupe de bâtiments formant l'Hopital de la Salpétriere avec sa célèbre église du même nom.

Sous le règne de Louis XIII, s'élevait à cet endroit une poudrière. Ce lieu avait été choisi à cause du salpêtre implanté dans les couches géologiques du sol et entrant dans la composition de l'explosif. En 1634 cet établissement sut appelé " SALPETRIERE " et ce nom devint celui d'un lieu dit.

Louis XIV créa l'Hopital Général en 1656 et décide d'y attacher les bâtiments de la Salpétrière pour en faire un dépôt de mendicité pour les femmes. Une vingtaine d'années plus tard, le roi déménage son arsenal vers le Château de Vincennes et la poudrière de la Salpétrière devint un asile d'aliénés.Ce n'est qu'au fur et à mesure des années que les architectes multiplient les bâtiments pour y abriter l'actuel hôpital que nous connaissons aujourd'hui.

Nous ne pouvons pas fermer la parenthèse de ce lieu, sans faire un détour par un des joyaux architectural de la capitale : église de Saint Louis de la Salpétrière. La première pierre fut posée le 30 Novembre 1670 oeuvre de l'architecte des bâtiments du roi ; Libéral Bruant. Ses caractéristiques font d'elle un édifice plus haut que l'Arc de Triomphe, plus étendue que la Mairie de XIIIe, et plus large en son transept que le Panthéon. Toutefois, elle demeure invisible aux passants, reste méconnue des habitants du quartier, ignorée de la plupart des Parisiens.


LE QUARTIER CROULEBARBE


Le quartier Croulebarbe compte 19 967 habitants, sa superficie est de 69,2 hectares. Il est bordé au sud par le boulevard Auguste Blanqui, à l'ouest par la limite du XIVe, à l'ouest par l'avenue des Gobelins et au nord par le boulevard de Port Royal. Ces deux pôles d'attraction, sont économiquement l'avenue des Gobelins, et culturellement la Manoufacture des Gobelins et la Maison de la Reine Blanche. L'avenue des Gobelins est jalonnée de commerces variés. L'implantation de nombreux restaurants est due à la proximité de salles de projection cinématographiques.

Ces dernières drainent une population variée et importante, venue se distraire surtout en fin de semaine. Ce tout, fait de cette artère, un pole de distractions très important dans l'arrondissement, puisqu'il est situé près de la Mairie, en prolongement de l'avenue d'italie à coté du centre ceommerceial ITALIE 2.

Hormis son coté économique, l'avenue des Gobelins possède un passé culturel important, avec l'implantation de la Manufacture des Gobelins et les vestiges de la Maison de la Reine Blanche.

LA MANUFATURE DES GOBELINS

Elle doit son nom à Jean Gobelin, originaire des Flandres, teinturier à Reims. Il transfère ses ateliers à Paris, sur les bords de la Bièvre. Il n'a pas son pareil pour teindre l'écarlate, couleur de base de ses tapisseries.

En 1602, Henri IV fit venir deux maîtres tapissiers flamands et crée ainsi la " Manufacture de tapisserie des Flandres ". Plus tard, Colbert, frappé par la haute qualité des créations, en réfère au roi Louis XIV. C'est en 1662 que Colbert achète en bordure de la Bièvre un terrain de 3 hectares comprenant des bâtiments, des cours, des jardins, des bois. Mais ce n'est quand 1667 que Louis XIV, par l'édit de Novembre crée " La Manufacture royale des meubles et tapisseries de la Couronne ".

Cette grande institution a pourtant bien failli disparaître lors d'un incendie en 1871, sous la Commune. Une grande partie des bâtiments furent détruits, ainsi que soixante seize tapisseries.

La technique des Gobelins est dite de " Haute vice ", c'est à dire que l'artiste travaille sur l'envers de l'ouvrage avec un miroir sur le devant de la tapisserie pour se guider. Les ateliers de la manufacture teignent eux-mêmes tous les écheveaux de laine qui servent à la confection des tapisseries. Selon sa grandeur, une tapisserie peut prendre de 5 à 7 années d'exécution. La principale raison d'être de la Manufacture est la décoration intérieure

des bâtiments officiels comme : le Château de Versailles, de Fontainebleau, grands musées français et étrangers, l'Elysée, et beaucoup plus récemment la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand.

Comme il se doit, la Mairie du XIIIe, a l'honneur de posséder deux immenses et magnifiques tapisseries du XIXe siècle à l'entrée de la salle des fêtes.

LA REINE BLANCHE

Maison de la reine blanche

Sur le chemin qui, jadis conduisait "de lourçine au Moulin de Croulebarbe ", Marguerite de Provence, épouse de Saint-Louis, se fit construire dans la campagne des bords de Bièvre, une maison réservée aux princesses royales.



Puis elle fut ensuite occupée, par Blanche de France, belle-fille du roi de Castille, puis par Blanche d'Evreux, femme de Philippe VI de Valois.

Au XIVe siècle la maison devient la propriété de Blanche de Bourgogne. La maison fut démolie, après avoir été le tragique théâtre du bal des Ardents. La demeure fut remplacer par celle que nous connaissons aujourd'hui, dont le nom de " maison de la reine blanche " est parvenu jusqu'à nous. Elle doit ce nom aux deux princesses qui vécurent dans la première résidence, et à la triste réputation de la troisième.

La maison de la reine blanche reste peut-être le seul exemple à Paris de l'architecture d'habitation de la fin du Moyen Age. La force médiévale de la construction commence à s'alléger, à s'adoucir de lignes et d'encorbellement. Actuellement situé à la perpendiculaire de l'avenue des Gobelins, derrière la Manufacture des Gobelins, ce joyau de pierres et l'histoire est hélas abandonné au fond d'une cour, rongé par la pollution.

Pourtant il n'est sans doute pas trop tard pour sauver ce vestige datant de cinq siècles et qui fut un des faubourgs de Paris. Ce serait là, doté notre arrondissement d'un îlot rénové d'histoire et de charme. Cela aussi appartient à la culture.


LE QUARTIER DE LA GARE


C'est le quartier le plus populeux du XIIIe arrondissement. Il compte 70 121 habitants et occupe une superficie au sol de 304,3 hectares. Il est bordé, au sud par le boulevard périphérique, a l'est par les bords de Seine, à l'ouest par l'avenue d Italie et au nord par le boulevard Vincent Auriol.

Sa population a considérablement augmenté par la venue massive de la communauté asiatique. Ce secteur du XIIIe arrondissement a beaucoup changé d'aspect ces vingt dernières années. En effet, des constructions nouvelles sont venues remplacées les usines de voitures Panhard-Levassor. Sur les anciens terrains vagues se sont élévés des villes nouvelles, enrichis d'une ethnie variée.

Son essor économique est due d'une part à la communauté asiatique, d'autre part à la récente implantation de la Grande Bibliothèque Nationale, et afin par sa traversée du nouveau métro METEOR. Je vous propose de découvrir successivement les trois aspects prometteurs de ce quartier.

LE QUARTIER CHINOIS

Appelé aussi " Le Triangle de Choisy ", il est situé entre les deux avenues de Choisy et d'Ivry, et par le boulevard Massena. Très étiré, le quartier chinois court pratiquement depuis la rue de Tolbiac jusqu'aux portes de la capitale. A partir de 1965, à 1970 le Conseil de la capitale en accord avec la municipalité du XIIIe, a décidé de raser ce vieux quartier, pour en faire un exemple urbanisme moderne.

Cette sorte de ville nouvelle implantée dans Paris, était radieuse, mais vide : pas d'habitants, pas d'écoles, pas de commerces. C'est à partir de 1975, que la communauté asiatique s'implanta ici, lors de l'arrivée massive de réfugiés venus d'Asie du Sud Est notamment, pour la plupart des " Boats Peoples ". Aujourd'hui, cette population représente 15 % de la totalité de l'arrondissement.

Ce quartier possédait de hautes tours inoccupées, boudées par les parisiens peu désireux d'habiter de tels ensembles. Les asiatiques indifférents à l'environnement, n'hésitèrent pas à occuper ces appartements. De plus cette architecture, semblable à celle de ville, comme Tokyo ou Hong Kong, leur paraissait de bonne augure pour une installation. Opinion renforcée par l'astrologie chinoise présente dans toutes les décisions importantes prises pour la réalisation d'un projet. Ainsi, les grandes capitales mondiales sont-elles représentées par un des

douze animaux symbolisant les signes du zodiaque chinois. Paris est représenté par le dragon. Or, une vieille légende chinoise alarme que la partie qui apporte la prospérité, se situe dans la queue de l'animal. La queue du dragon étant située dans le 13éme arrondissement, la communauté asiatique vit là un atout supplémentaire pour choisir de s'implanter dans cette partie de la capitale.

Nous ne pouvons pas ignorer l'importance dans ce quartier, de l'implantation de magasins alimentaires de La Ste TANG Frères. En effet, en 1990 son chiffres d'affaire représentait un demi-milliard de Francs. Compte tenu de la masse de ses importations en provenance, notamment d'Asie du sud-est, le passage en douane de ses marchandises contribue à améliorer la balance économique de notre pays, et donc indirectement de notre arrondissement. De plus, ces nombreux magasins emploient beaucoup de personnel, visant ainsi à baisser le taux de chomage, au moins dans la communauté asiatique de l'arrondissement.

Cette implantation a nécessité aussi la création de nombreux commerces orientés vers une activité asiatique comme le développement du- secteur financier. Ainsi, de nombreuses banques asiatiques se sont implantées là.

Des magasins de confection ont vu le jour, afin que les asîatiques puissent se vêtir selon leurs traditions et coutumes.

Aussi, notre arrondissement peut s'enorgueillir d'avoir abrité " Le Chinatown ", propre a beaucoup de capitales à travers le monde. Sur cette parcelle du 13éme, vous pouvez vivre complètement à la façon asiatique. Ainsi les films sont distribués dans la langue d origine, les magasins d alimentation proposent des fruits et légumes typiques de ces régions, et les restaurateurs offrent un éventail assez impressionnant de la cuisine asiatique.

Le quartier va encore prendre de l'essor, avec l'ouverture prochaine de la nouvelle ligne de métro METEOR, qui va traverser le quartier avec un arret " Tolbiac-Massena ".

METEOR

Cette nouvelle ligne de transports en commun parisien, traversera la capitale depuis le sud du XlIle arrondissement, jusqu'au port de Gennevilliers.

Le tronçon qui ouvrira en I997 commencera- du boulevard Massena, jusqu'à la Gare St Lazare, sur un parcours de 5 kilomètres Elle desservira I8 stations, dont 13 dans Paris, 8 permettront des correspondances avec 11 lignes de métro et 5 avec 4 lignes de RER, dont la futur ligne de RER E, baptisée EOLE.

Pour le tronçon 1997, le train sera composé de 6 voitures, dont 4 motrices, pour un total de 90 mètres, pouvant, transporter 720 voyageurs à chaque rame, à une vitesse moyenne de 40 km/4. Et, pour le tronçon de l'an 2000, il sera composé de 8 voitures, pour une longueur de 120 mètres.

Sa particularité se situe en l'absence de machiniste, commandé par un poste de contrôle.

Il sera possible de circuler entre les voitures, au contraire de nos métros actuels. Grâce à des caméras vidéo, une surveillance s'effectuera. Les voyageurs pourront entrer en contact avec le PC central, et en retour la possibilité de les informer par la sonorisation.

AnnuelIement, le trafic de METOR comptera 96 000 000 de voyageurs. Le chantier verra son achèvement total en l'an 2000. Il est indéniable, que ce nouveau moyen de transport favorisera l'économie du quartier du XIIIe desservi, comme " Le Triangle de Choisy, le quartier Massena et la Bibliothèque Natîonale de France ".

BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE FRANCOIS MITTERRAND

B.N.F. Vue sur la Bibliothèque Nationale de France






La Bibliothèque Nationale de France, baptisée récemment par Mr Jacques CHIRAC, B.N.F François MITTERRAND, occupe en front de Seine, une situation enviable, sur on terrain acheté par l'Etat à la ville de Paris. Elle sera desservie par la nouvelle ligne de transport " METEOR ".

La réalisation de l'ouvrage a été confié à l'architecte Maître Perreault. Le projet de la construction fut adopté et voté par la Loi de Finances en 1989. Le budget prévisionnel pour l'ensemble de l'oeuvre est de l'ordre de 7.5 milliards de Francs.

Le premier coup de pioche intervint en 1990, et l'achèvement complet de l'ouvrage est prévu pour la fin de l'année 1998. La façade de la BNF s'étend sur 380 mètres et occupe une superficie de l.5 hectares. Les fondations situées 7 mètres au-dessous du niveau de la Seine ont nécessitées une technique d'étanchéité particulière, occasionnant au chantier 6 mois de retard.

Sa particularité réside aussi, dans l'implantation d'une foret d'arbres adulte de 40 ans d'âge, située au centre des 4 tours. Les 4 tours de 17 étages s'élèvent à 80 mètres de hauteur. Chacune d'entre elles porte un nom, la Tour des Temps, la Tour des Lettres, la Tour des Nombres, la Tour des Lois.

Outre les étages réservés aux services administratifs, elles renfermeront 12 millions de livres. Ainsi, par la masse de ses volumes, la BNF occupe la 3ème position mondiale. La première bibliothèque, étant celle du Congrès à Washington. Elle se distinguera aussi de l'ancienne Bibliothèque Nationale de France CARDINAL DE RICHELIEU, par le fait que deux secteurs de prêt de livres seront opérationnels. De la sorte, le haut de jardin réservé pour une consultation en accès libre des ouvrages, ouvrira ses portes au grand public le I7 Décembre 1996. Cet espace offrira 1600 places de lecteurs. Cette ouverture s'accompagnera d'une exposition jumelée sur les deux sites de la BNF, intitulait " Tous les savoirs du Monde- ".

Tandis que le rez de jardin, consacré aux chercheurs, vocation première de l'établissement, ne pourra pas être accessible avant le 2ème semestre 1998. En effet, l'opération de déménagement des 12 millions de volumes nécessitera 1 mois de travail et le système informatique sera complètement opérationnel qu'à cette date là.

Enfin, par son système informatique intérieur d'acheminement des livres vers les postes de travail des chercheurs, ainsi que la quasi totalité de consultation de ses oeuvres sur le réseau internet, la BNF François Mitterrand sera la première bibliothèque au monde ayant développée des technologies informatiques de pointe.

A l'ouverture de la BNF en 1998, ce sera plus de 2000 personnes qui travailleront sur ce grand ensemble. En effet, 500 postes supplémentaires de magasiniers vont être crées, 60 postes de bibliothécaires et 30 de conservateurs, ajoutés au personnel déjà en place.

A tout ceci, il faut rajouter les 3000 chercheurs qui en permanence occuperont les places de lecture, ainsi que les quelques milliers de visiteurs venus pour les expositions ou pour visiter le grand bâtiment.

Cet apport de population ne peut qu'entraîner un développement économique obligatoire et essentiel au fonctionnement de l'ouvrage. Ainsi, un bureau de poste est prévu dans l'enceinte même de la BNF. Aux alentours, des restaurateurs devront s'implanter et des boutiques au commerce diverses apparaîtront, ajouter à cela une station de taxis.

Entourant la BNF, des logements sociaux ont été construits prêts à être habités. Delà à penser qu'un centre commercial d'alimentation s'élèvera, il n'y a qu'un pas à faire. Envisageable aussi l'implantation d'infrastructures sportives et bancaires, compte tenu de la masse de population qui viendra occuper ces logements récemment construits.

Le quartier est trop nouveau, pour avoir déjà des données et des statistiques exacts. Mais il y a fort à parier que compte tenu de tout ce qui a été exposé précédemment, c'est une population très importante qui fréquentera ce

site en permanence chaque jour.

L'économie de ce coin spécifique démarre en douceur, mais promet une intense activité, favorable au développement du système économique du XIIIe, et donc de la capitale.


MAISON BLANCHE


Le quartier de Maison Blanche est encadré par l'avenue d'Italie, le boulevard périphérique, le boulevard Auguste Blanqui et la limite du XIVe arrondissement.

Ce quartier compte 62 288 habitants avec une ethnie et des classes sociales assez variés dans son ensemble. Ces deux pôles d'intérêt sont, d'une part l'avenue d'Italie avec ces nombreux commerces, et d'autre part le centre commercial Italie 2. Ainsi, de la Place d'Italie jusqu'au boulevard périphérique, l'avenue d'Italie est jalonné de magasins divers apportant un intérêt économique certain. Cette dernière, partant du coeur du XIIIe, dessert l'autoroute du sud, en direction de la Province et de l'aéroport d'Orly.

Le grand centre commercial ITALIE 2, situé en tête de l'avenue d'Italie a vu le jour le 22 Septembre 1976, et n'a pas cessé de s'accroître depuis cette date. Il occupe une superficie de 50 000 m2, réparti sur trois niveaux. Les deux commerces les plus importants sont CHAMPION, magasin d'alimentation, et le PRINTEMPS, annexe du magasin principal situé sur le boulevard Haussmann. Plus d'une centaine d'autres commerces se partagent le

reste de la superficie.

Il ne faut pas oublier, le plus grand écran de projection cinématographique de la capitale, avec ces 24 mètres de longueur, le GAUMONT GRAND ECRAN. Récemment, plusieurs chaînes de restauration rapide se sont implantées au premier niveau. IL va sans dire que ce gigantesque centre commercial a entraîné des

créations d'emploi, afin de satisfaire une clientèle toujours plus nombreuse, d'ou son importance économique pour l'arrondissement.


CONCLUSION


L'arrondissement du XIIIe, est géographiquement bien positionné dans la capitale puisqu'il est bordé par deux axes routiers très importants qui sont le Boulevard des Maréchaux, le périphérique, et la proximité de l'autoroute du Sud et de l'Est.

Ajouté à cela une desserte ferroviaire intéressante par la gare d'Austerlitz encadré par les gares de Lyon et Montparnasse, le quartier ne peut en n'être que dynamisé.

Il va aussi prendre un nouvel essor, avec l'implantation de la Très Grande Bibliothèque et l'ouverture prochaine de la ligne de transport METEOR. Le quartier chinois apporta son originalité tout en donnant un élan économique à l'arrondissement. Son passe culturel et son histoire donne à notre arrondissement tout son

charme et participe à la mémoire de notre patrimoine national. Les deux axes centraux constitués par la Place d'Italie et l'avenue des Gobelins drainent et animent une population variée. En conclusion, le XIIIe arrondissement de Paris est un quartier complet et agréable à vivre, en route vers la modernité.